Sophie Boullet

Sophie Boullet pose un regard à la fois intimiste et passionné sur la nature et les paysages. Puissance, vibrance, luminosité sont les caractéristiques essentielles de son art.

Pleine lune
2015
Huile sur toile
130 x 195 cm

Chahut
2012
Huile sur toile
100x100 cm

Sud
2015
Huile sur toile
150 x 150 cm

Attirance
2014
Huile sur toile
97 x 130 cm

Illusion
2010
Huile sur toile
120x120 cm

Fusion
2012
Huile sur toile
114x162 cm

Jaillissement
2012
Huile sur toile
140x140 cm

Bocage
2009
Huile sur toile
100x100 cm

Lueur
2009
Huile sur toile
130x97 cm

Sophie Boullet

Sophie Boullet est née dans la région parisienne en 1965. Elle vit et travaille à Paris et dans le Pays Basque. Après des études à l’Ecole du Louvre, elle se forme à la peinture et au dessin de portrait  dans les ateliers de Valérie Tertrais (1995-1998) et Jean Arcelin (2000-2004), puis elle travaille sous les conseils du peintre François Legrand (Ecole d’Etampes) dans son atelier madrilène (2005). Elle peint depuis une vingtaine d’années des œuvres dynamiques et généreuses qui privilégient l’essentiel: la couleur et la composition. Entre abstraction et figuration, son approche est dominée par la simplicité, la spontanéité, la recherche de l’équilibre et l’expression d’une joie de vivre.

 

D’abord attirée par les grands portraitistes (Frans Hals, Velasquez, Titien, Manet ou Van Dongen dont elle admire la puissance du trait et des couleurs), l’artiste avoue également une fascination pour le traitement des formes des Nabis (Maurice Denis, Paul Serusier et Edouard Vuillard). Elle aime à citer le mot d’ordre lancé en 1890  par Maurice Denis, alors âgé de vingt ans : « Se rappeler qu’un tableau, avant d’être un cheval de bataille, une femme nue, ou une quelconque anecdote, est essentiellement une surface plane recouverte de couleurs en un certain ordre assemblées. » Dans la lignée de Nicolas de Staël, elle affiche une volonté de peindre des tableaux expressifs à partir de sujets simples qui n’opposent pas la figuration à l’abstraction mais où l’une et l’autre, utilisées en variations concomitantes, révèlent la force du sujet. On trouve dans son œuvre une énergie et un traitement qui la rapprochent également des artistes contemporains Per Kirkeby (danois) et Peter Doig (anglais).

 

Pour réaliser ses tableaux de paysages, Sophie Boullet travaille à partir de ses propres photographies glanées au hasard de ses promenades dans la nature. Elles lui servent de rappel de sensations à partir desquelles elle retrouve une atmosphère ou un sentiment qui déclenche le geste, un coup de pinceau énergique, rapide, instinctif. Son premier jet compose le tableau en aplats de couleurs. Elle recherche l’équilibre des formes et le dynamisme de l’ensemble. Lorsque la peinture (toujours à l’huile) commence à sécher, le vrai plaisir commence. Elle travaille au couteau avec sensualité et douceur. Son rapport à la peinture est charnel. L’artiste avoue « une jouissance à gratter et à retravailler la matière ». Cette sensualité du geste sur la toile, doublée d’un sens vibrant de la couleur confère à ses œuvres une énergie et une joie de vivre presque palpable.